-C'est seulement maintenant que tu rentres ?
Il avait posé cette question d'un ton qui dégageait tellement de douleur que je n'ai pas pu m'empecher de bredouiller l'excuse que je répetais depuis des mois.
- Il faut bien ! Comment veux-tu que je reviennes plus tôt alors qu'on à rien à manger ! Tu sais très bien que depuis le départ des autres ...
- ... On arrive plus à joindre les deux bouts. Je sais.
Je croisais le regard de Mathias. Lui-aussi n'en pouvait plus. N'en pouvait plus de rester toute la journée dans cet appart moisi où on arrivait limite à caser nos deux lits de camps. On avait rien et on vivait sans rien.

Ichiro
dim 06 jui 2008 16:02